[EDITO] Protéger pour mieux informer

Violences psychologiques. Agressions. Menaces de mort. Insultes. Zones de conflits.

Entrée en matière un peu brutale, certes. Mais n’est-elle pas à l’image de ce que subissent les civils avec la guerre en Ukraine, les talibans en Afghanistan ou la dictature syrienne? À l’image des violences auxquelles font face les femmes journalistes, que ce soit en ligne ou dans “la vraie vie”? Ou à l’image encore de la santé mentale des reporters qui peut se détériorer au fil des sujets traités?

L’ambiance générale peut déprimer, interroger sur son rapport à l’information, voire donner envie de ne plus se renseigner. Ça ne change pas un état de fait : l’actu suit son cours. Toutefois, il est primordial de protéger le journaliste et son public. C’est précisément le thème de notre rubrique.

La volée 11 de l’AJM avait déjà consacré une rubrique au journalisme menacé lors du Festival international du journalisme (IJF) en 2019 à Perugia. Cette année, le danger plane toujours. Loin de se focaliser que sur les aspects négatifs, ici, on aimerait quand même vous servir un verre d’espoir. On vous propose d’en apprendre plus sur les outils mis en place par des femmes journalistes pour se prémunir des violences en ligne. On décrypte aussi les stratégies mises en place pour que le public fasse confiance aux journalistes. On se questionne aussi sur la santé mentale: comment créer un journalisme moins anxiogène, éviter de tomber à pieds joints dans les raccourcis et les biais cognitifs? Alors mettons à l’honneur toutes ces personnes à protéger pendant ces trois jours de festival.

Par Jessica Monteiro

Ce travail journalistique a été réalisé pour le cours “Production de formats journalistiques innovants”, dans le cadre du master en journalisme de l’Académie du journalisme et des médias (AJM) de l’Université de Neuchâtel.

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